Lausanne, monument aux morts

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Lausanne, monument aux morts 1871 et 1914-1918.


Description

Le premier monument était dans le cimetière de Montoie et avait été inauguré le 07 janvier 1872.

Monument aux morts des guerres 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945, dans le cimetière communal du Bois-de-Vaux « Erigé par souscriptions volontaires, inauguré le 8 novembre 1925 ».

Sur la face avant « Aux soldats Français, aux volontaires Suisses partis de Lausanne et morts sur le front (1914-1918) » - « La colonie Française de Lausanne reconnaissante » - A droite du monument « Les Français décédés et inhumés à Lausanne de la guerre 1870-1871 » - A gauche du monument « Ici reposent les soldats Français et Belges internés et morts à Lausanne en 1914-1918 » - Sur le devant du monument « Combattants morts pour la France pendant la guerre 1939-1945. Français et volontaires Suisses ».

Inauguration du monument élevé aux soldats français morts à Lausanne 7 janvier 1872

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Transcription
Un grand nombre de soldats de l’armée de l’Est moururent en Suisse pendant leur internement, les uns succombèrent à leurs blessures, les autres furent emportés par les nombreuses maladies nées de la guerre, du froid et de la faim, des fatigues et des nuits passées sur la neige –La Suisse a voulu honorer après leur mort ceux qu’elle n’a pu sauver ; Un grand nombre de villes et de villages ont consacré le souvenir de ces malheureux victimes de la guerre en leur élevant des monuments dans les cimetières où ils reposent. – Le 7 janvier 1872, Lausanne inaugurait l’obélisque qui consacre la mémoire de 54 soldats morts en cette ville. Une foule immense était réunie au cimetière de Montoie où s’élève ce monument, une pyramide quadrangulaire en marbre blanc supportée par des boulets posés sur un socle de granit. – Quand le cortège se fut groupé autour du monument, l’union instrumentale exécuta une marche funèbre, après quoi M. P Vuillet adressa au nom des internés des remerciements à tous les donateurs et à la population de la ville. – M le curé J. Dernaz adressé ensuite de chaleureuses paroles à l’assemblé et fait l’éloge de la charité qui ne connaît ni frontières, ni langues, ni parties et ne voit que des frères dans les malheureux. – M, le pasteur Durand développe aussi le thème si vaste de la charité. « Tombez, barrières élevées par les langues, les nationalités et les frontières, par les océans & les montagnes, tombez et donnez passage à la charité qui s’avance portant dans les plis de son drapeau blanc la croix du Christ, gage de paix, symbole de dénouement et de fraternité »
Vous avez tenu à élever sur le sol de notre libre et chaleureuse Helvétie, un modeste monument destiné à rappeler le souvenir de ces victimes de la guerre. C’est une bonne pensée, mais voici dans quel sens et à qu’elle condition : Vous n’avez pas voulu rappeler le souvenir de ce que vous avez fait, non ce serait une sotte vanité, bien plutôt vous voulu marquer la place où reposent ces malheureux soldats, morts loin de leur famille, de leurs amis, de la patrie. Vous avez voulu remplacer jusqu’au bout ces familles en deuil, qui ne pouvaient pas venir planter une humble croix sur les tombes fermées, vous voulu qu’elles ne restassent pas oubliées, qu’elles ne restassent pas oubliées, qu’elles ne restassent pas muettes, si quelque jour un voyageur venait les yeux humides chercher sur cette terre hospitalière la trace de ceux qui ne sont plus.
M. Ruchonnet, conseiller d’État prend ensuite la parole. – Pour moi dit- il, ce n’est pas à ces soldats qui au début de la guerre couraient à la conquête, que je donne mon admiration, c’est à ces pauvres mobiles, qui sont sans chefs, sans pain, parfois sans armes, n’ayant pour eux que le courage, allaient affronter contre les troupes victorieuses de l’Allemagne un combat sans espoir. Ils n’ont pas sauvé leur patrie, mais ils ont sauvé son honneur. – M de la Cresonnière, dans son uniforme de capitaine de mobiles, remercie la Suisse au nom de la France. – M le prof. Walras clos la série des discours par des vœux chaleureux à notre patrie. – Des chants de l’union chorale et des morceaux de l’union instrumentale terminent cette solennité grande et simple à la fois.
A.B

Le monument de 1925

Œuvre des architectes Charles Schulé et Albert Doll

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Relevé mémorial

Relevé n° 26015

Annexes

Voir aussi

Sources

  • Archives de la ville de Lausanne pour le Monument de 1914-1918
  • Bibliothèque universitaire et cantonale pour le Monument de 1871, le livre de A Bachelin. L’Armée de l’Est en Suisse 1872
  • Archives cantonales vaudoises, registre des décès 1871 et Archives municipales de Lausanne, registres des inhumations 1871-1915-1919.
  • Pully/ Lausanne 12/02/2010 Guy Terrasse

Notes et références